Notre engagement & objectifs

Chez Mentalibre, « garantir l’accès aux soins » signifie : informer clairement, orienter efficacement et accompagner sans jugement. Concrètement, cela passe par des repères pratiques (qui appeler, où aller), des explications lisibles sur les dispositifs, et des outils pour vous aider à franchir les premières marches.

Objectifs prioritaires : réduire les délais d’accès, éviter les ruptures de parcours, sécuriser les situations à risque et soutenir l’autonomie des personnes et des proches.

Reconnaître la situation & choisir le bon interlocuteur

Posez-vous ces questions simples pour choisir la bonne porte d’entrée :

  • Y a-t-il un danger immédiat pour la personne ou pour autrui (idées suicidaires, passages à l’acte, délire aigu, agitation incontrôlable) ? → Voir la section « En cas d’urgence ».
  • La personne a-t-elle déjà un suivi (médecin généraliste, CMP, psychiatre, psychologue) ? → Recontactez en priorité l’interlocuteur qui connaît le dossier.
  • Aucun suivi en cours, mais besoin d’une évaluation ? → Orientez vers les dispositifs de proximité (CMP, services hospitaliers, centres d’accueil).

Règle d’or : en situation incertaine, appelez un régulateur médical (voir contacts) qui vous guidera vers la bonne réponse.

Parcours d’orientation en 4 étapes

Pour passer de la question « à qui s’adresser ? » à un premier rendez-vous utile, suivez ce chemin court :

  1. Premier repérage : décrivez brièvement les signes observés (durée, intensité, changements récents, risques).
  2. Premier contact : généraliste, CMP ou numéro d’orientation selon l’urgence (voir dispositifs et contacts).
  3. Première réponse : triage et proposition (consultation, évaluation, rendez-vous rapide, accueil de crise, téléconsultation, équipe mobile).
  4. Relance & confirmation : si le délai est trop long, demandez une alternative (autre structure, créneau de désistement, accueil sans rendez-vous).

Astuce : notez le nom de l’interlocuteur, la date, les conseils reçus, le plan B et la consigne en cas d’aggravation.

Dispositifs et lieux de soins à connaître

Plusieurs portes d’entrée coexistent ; choisissez selon l’urgence et la situation.

  • Médecin généraliste : premier repérage, renouvellement/ajustement thérapeutique, lettre d’orientation vers psychiatre/psychologue/hôpital.
  • CMP (Centre médico-psychologique) : accueil public de proximité, évaluation, orientation, suivi pluridisciplinaire. Contactez le CMP du secteur de domicile.
  • SAU (Service d’accueil des urgences) des hôpitaux généraux / unités d’urgence psychiatrique : pour les situations aiguës nécessitant une évaluation immédiate.
  • Centres d’accueil de crise (selon territoire) : accueil bref, apaisement, suivi rapproché sur quelques jours/semaines.
  • Équipes mobiles (selon territoire) : intervenant à domicile pour évaluer, orienter et éviter des hospitalisations inutiles.
  • Hôpitaux de jour / consultations spécialisées : bilans, thérapies, réhabilitation psychosociale, programmes spécifiques (jeunes, géronto, etc.).

Si un dispositif manque près de chez vous, demandez au professionnel contacté l’alternative la plus proche (autre secteur, autre ville, téléconsultation).

En cas d’urgence : contacts immédiats

En présence d’un danger ou d’un doute sérieux, appelez sans attendre :

Si la personne refuse l’aide mais que le risque s’aggrave, appelez quand même. Mieux vaut une intervention pour rien qu’un retard dangereux.

Préparer votre appel ou votre rendez-vous

Ayez sous la main :

  • Carte Vitale, pièce d’identité, ordonnance(s) et antécédents connus.
  • Liste courte des signes (depuis quand ? évolution ? risque ?).
  • Traitements en cours, allergies, coordonnées d’un proche référent.

Questions utiles à poser :

  • Quel premier créneau disponible ? Existe-t-il une liste d’attente « prioritaire » ou des créneaux de désistement ?
  • Y a-t-il un accueil sans rendez-vous (plages « urgence ressentie ») ?
  • Quelle alternative si le délai est trop long (autre structure, téléconsultation, équipe mobile) ?
  • Que faire si la situation s’aggrave avant le rendez-vous ?

Accessibilité : signalez tout besoin d’interprétariat (langue/LSF), de format facile à lire et à comprendre (FALC) ou d’accompagnement (pair-aidant, proche).

Droits, prise en charge et coûts

Vous avez le droit d’être informé et orienté. Selon la situation, certaines consultations sont prises en charge (hôpital, CMP), d’autres peuvent impliquer un reste à charge (activité libérale, selon convention). Demandez systématiquement : tarifs, remboursement, délais, documents requis.

En cas de difficultés financières, signalez-le : un travailleur social peut étudier des solutions (couverture, aides, orientation vers structures publiques).

Après l’orientation : assurer le suivi

Après le premier contact :

  • Notez les instructions, la date/heure du rendez-vous, l’adresse précise et le plan B.
  • Si vous n’avez aucune nouvelle sous 48–72h (hors urgences), relancez et demandez l’alternative la plus rapide.
  • En cas d’aggravation, revenez aux contacts d’urgence.

Le suivi, c’est aussi coordonner : informez votre médecin traitant, partagez les comptes rendus essentiels (avec votre accord), et gardez une vue d’ensemble du parcours pour éviter les ruptures.